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Avant de parler de quotient intellectuel (QI), parlons de pourquoi on s’y intéresse. Le QI est l’une des principales façons pour vérifier si une personne est HPI. Je souhaite donc vous donner plus d’informations sur le QI afin de mieux éclairer ce que c’est vraiment un QI. Le QI n’est pas l’intelligence d’une personne. Ce n’est pas non plus juste un vulgaire nombre entre 40 et 160. Le quotient intellectuel est avant tout une mesure d’aptitudes cognitive qu’on peut comparer aux autres, à une norme.

Dans la courbe normale ci-dessus. Nous voyons la répartition de la population selon leur QI. On peut voir qu’une personne avec un QI de 100 ± 15 est dans la « normalité ». Il y a 68 % des personnes qu’on retrouve dans cette partie. En dessous de 85, on retrouve des personnes avec un QI plus faible que la moyenne. En dessous de 70, on retrouve des personnes qui présentent une déficience intellectuelle. De 115 à 130, on retrouve des personnes avec un QI en haut de la moyenne. Finalement, à 130, soit environ 2,5% de la population, on retrouve les personnes avec un QI très supérieure à la moyenne (HPI). Le QI est donc une mesure qu’on prend d’un individu qui nous permet de le situer à la moyenne des personnes de son groupe d’âge. On peut donc comparer ses facultés cognitives aux autres. Cependant, le QI n’est pas garant de toutes les aptitudes d’une personne. Il faut donc faire attention avant d’aller dans des conclusions trop hâtives de ce genre : puisque Mathilde a un QI de 120, elle est nécessairement plus intelligente, meilleure et plus performante que Jean avec un QI de 90. FAUX.

Comment est-il mesuré ?

Le quotient intellectuel peut être mesuré par plusieurs tests d’aptitudes. Il faut cependant faire attention aux divers tests qu’on trouve gratuitement en ligne. Ceux-ci sont souvent inspirés de vrai test, mais ne sont pas validés par une rigueur scientifique. La validité des résultats n’est donc pas excellente et il ne faut pas se fier juste à ça. Si vous voulez vraiment aller vérifier votre QI pour savoir si vous avez un HPI, il est beaucoup mieux d’aller faire un test officiel comme le Wechsler Adult Intelligence Scale 4e édition ou la version pour enfant si vous avez moins de 18 ans. Ce test est celui que j’ai passé quand j’ai voulu vérifier si j’avais un HPI. Je ne veux pas divulgâcher le test, mais je peux vous donner une idée de son déroulement. Il s’agit de plusieurs exercices de réflexion. Le psychologue qui fait passer le test peut vous questionner sur du vocabulaire, des mathématiques, des suites logiques et vous faire exécuter certaines activités motrices. Bref, le test comporte beaucoup d’exercice qui permet de faire un profil pour identifier vos forces et vos faiblesses. Il faut savoir que cela permet, oui de vérifier la présence de HPI, mais aussi de mieux se connaitre dans ses forces et ses faiblesses. Malheureusement, une personne plus éduquée pourrait avoir plus de facilité aux tests qu’une personne moins éduquée. Il faut donc faire attention avec ce genre de test qui sous-entend des préalables académiques, et qui optimise les résultats de ceux avec une plus grande éducation. Par exemple, si quelqu’un ne sait pas additionner (car il ne l’a jamais appris) pourrait avoir un QI moins grand que quelqu’un qui l’a appris. Les tests ne sont pas parfaits et bien qu’ils ont la prétention de se vouloir juste pour tous, ils ne le sont pas nécessairement.

130 ou rien !

Alors, pour savoir si l’on est HPI, faut-il absolument 130 de QI ? Ça dépend des écoles de pensées. La notion de HPI est encore mal définie et comme j’ai expliqué dans mon article sur les différents termes (ICI), la communauté scientifique ne s’entend pas encore sur c’est quoi exactement être HPI. Pour moi, il y a certaines caractéristiques qui sont significatives dans mon mode de fonctionnement qui font que je me sens différent et HPI. Elles ne se résument pas juste à un QI élevé. Si vous voulez en savoir plus sur les caractéristiques du HPI c’est ICI. Bref, le QI de 130 est l’une des façons pour identifier et confirmer le HPI. Il faut aussi considérer tous les autres caractéristiques et la façon d’être de la personne. D’ailleurs, la présence d’une double exceptionnalité, c’est-à-dire d’un HPI et d’un autre trouble neurologique tel que l’autisme, le TDAH, l’anxiété généralisée, le trouble de l’apprentissage, etc. peut réduire la « note de passage » à 120 pour détecter le HPI. Cela dépends de la personne qui réalise l’évaluation. Si vous voulez en savoir plus sur la double exceptionnalité, je vous invite à aller lire CECI. Il faut savoir que le HPI n’est pas un trouble, son évaluation est donc parfois plus difficile. Il n’y a pas encore de consensus à ce niveau.

Bref, le QI est une mesure qui permet de se comparer aux autres. Ainsi, il permet d’identifier si l’on est dans la norme ou si l’on est anormal soit par la présence d’une déficience intellectuelle ou d’un HPI. Le HPI est plus complexe qu’un simple QI et il se définit aussi par une façon de penser et d’entrer en relation avec son environnement. Si vous avez des questions ou si vous voulez simplement partager votre expérience, je vous invite à laisser un commentaire. Je vais vous lire avec plaisir et merci, à vous, de m’avoir lu !

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